DOSSIER / L’ANNUAIRE
L’annuaire des organisations
francophones, tenu par relevé.
Le référentiel publie les organisations francophones d’au moins 50 membres, relevées sur leur page publique et datées. Le relevé du 31/08/2026 a dénombré 8 780 organisations déclarant le français, dont la moitié compte 2 membres ou moins. Une donnée sans date de relevé n’est pas publiée.
L’essentiel
- Les deux annuaires francophones existants fonctionnent par inscription, ce qui explique qu’ils affichent une poignée d’organisations après plusieurs années.
- Un effectif affiché sur une page officielle compte des comptes inscrits, pas des joueurs actifs, et ces deux nombres divergent d’autant plus que l’organisation est ancienne.
- La date de vérification de vie est la donnée qui distingue une organisation vivante d’une page laissée en ligne, et aucun annuaire ne la publie.
- Les organisations disparues restent au registre avec leur date de dissolution constatée, parce qu’une orga éteinte encore listée ailleurs fait perdre du temps à ceux qui la contactent.
Périmètre Cette page s’adresse à un joueur francophone qui cherche une organisation ou vérifie si celle qu’on lui a citée existe encore. Elle ne traite ni des mécaniques de jeu, ni des vaisseaux, ni du contenu des mises à jour ; la règle officielle d’appartenance est expliquée dans Comment ça marche vraiment.
Pourquoi un annuaire par relevé plutôt que par inscription
Un annuaire déclaratif attend que les organisations viennent s’y inscrire. Le résultat se constate sans avoir besoin d’argumenter. Le 31 août 2026, l’annuaire de CommRelay FR affichait six organisations et la page corporations de SCNews.eu dix-huit, aucune des deux ne datant ses données. Le même jour, le registre officiel de l’éditeur comptait 8 780 organisations déclarant le français. Les groupes actifs n’ont pas de raison de remplir un formulaire sur un site tiers, et ceux qui le remplissent une fois ne reviennent jamais corriger leur fiche.
La conséquence pratique est plus gênante que la faible couverture. Une fiche déclarative vieillit sans le dire. Elle continue d’afficher un recrutement ouvert deux ans après que plus personne ne traite les candidatures, et un effectif que personne n’a revu depuis. Le lecteur ne peut pas distinguer une information vérifiée d’une information ancienne, parce qu’aucune des deux ne porte de date.
Relever soi-même coûte du temps et limite le rythme de croissance de l’annuaire. En échange, chaque ligne devient vérifiable. Vous pouvez ouvrir la page publique citée, regarder l’effectif qu’elle affiche aujourd’hui et le comparer à celui qui est relevé ici avec sa date. Si l’écart vous surprend, il vous apprend quelque chose, et c’est exactement l’usage que ce registre revendique.
Ce que porte une fiche
Chaque fiche reprend ce qui est affiché publiquement par l’organisation, à savoir son nom, son identifiant court, l’archétype qu’elle a déclaré, son effectif, son statut de recrutement, le niveau d’engagement affiché, les spécialités qu’elle revendique et les liens qu’elle déclare. Rien n’est demandé à l’organisation, et rien n’est repris d’un autre annuaire sans retour à la source primaire.
Trois données que le lecteur attend légitimement ne figurent pas sur ces pages publiques, et sont donc laissées vides plutôt que devinées : la date de création, les fuseaux horaires couverts et les prérequis d’entrée. Les afficher supposerait de les tirer d’ailleurs, et ce site ne publie pas une donnée qu’il n’a pas relevée.
À cette copie s’ajoute la seule chose qui n’existe nulle part ailleurs, la date. Deux dates, en réalité, parce qu’elles ne mesurent pas la même chose. La date de relevé d’effectif dit quand le nombre affiché a été constaté. La date de vérification de vie dit quand un signe d’activité publique a été observé pour la dernière fois, sur le site de l’organisation ou sur son canal ouvert. Une organisation peut très bien avoir un effectif relevé récemment et une vérification de vie qui remonte à un an, et cette combinaison est en soi une information.
Les créneaux d’events déclarés complètent la fiche quand ils sont annoncés publiquement, avec leur fuseau d’origine. Ils alimentent le croiseur de créneaux, qui les convertit dans le fuseau du lecteur. Quand une organisation annonce ses sorties uniquement dans un espace réservé à ses membres, la colonne reste vide avec la mention de la tentative, plutôt que d’être complétée par déduction.
Quelles organisations sont publiées, et selon quel critère
Le registre officiel comptait 8 780 organisations déclarant le français au relevé du 31/08/2026. Les publier toutes serait sans intérêt et intenable : 85,3 % d’entre elles comptent cinq membres ou moins, et un très grand nombre sont des pages créées puis abandonnées. Une fiche par entrée produirait un annuaire que personne ne peut vérifier, ce qui est exactement le défaut que ce site existe pour corriger.
Le critère retenu est donc écrit avant d’être appliqué : sont publiées les organisations dont l’effectif relevé atteint 50 membres, soit 114 organisations au relevé du 31/08/2026. Le seuil n’est pas un jugement de valeur, c’est un seuil de vérifiabilité : il isole les groupes assez structurés pour qu’une revérification trimestrielle ait un sens, et il rend cette revérification tenable par une personne seule.
Deux repères permettent de situer ce choix. Au même relevé, 296 organisations atteignaient vingt membres et 52 en atteignaient cent. Un seuil plus bas doublerait le volume à vérifier sans ajouter d’organisations dont l’activité soit constatable ; un seuil plus haut écarterait des groupes actifs de taille moyenne. Le seuil est publié ici pour pouvoir être contesté, et il sera revu si le paysage change.
Comment lire une fiche sans se tromper
L’effectif est le chiffre le plus lu et le plus mal interprété. Il compte des comptes rattachés à l’organisation, ce qui inclut ceux qui ne se connectent plus depuis des années. L’ordre de grandeur mérite d’être posé : au relevé du 31/08/2026, la moitié des 8 780 organisations francophones déclarées comptait 2 membres ou moins, et 85,3 % d’entre elles cinq membres ou moins. Sur un jeu en développement depuis plus d’une décennie, l’écart entre comptes inscrits et joueurs présents un soir donné est considérable, et il croît avec l’ancienneté du groupe. Un effectif élevé sur une organisation ancienne dit surtout qu’elle a beaucoup recruté, pas qu’elle est peuplée aujourd’hui.
Le rapprochement utile se fait entre trois éléments, la date de création, l’effectif et la date du dernier signe d’activité publique. Une organisation créée récemment avec un effectif modeste et une activité de la semaine passée est un groupe vivant. Une organisation ancienne avec un effectif important et un dernier signe d’activité datant de l’an dernier est une page qui reste en ligne. Aucun de ces deux constats ne se lit sur un seul chiffre.
L’archétype déclaré engage la communication de l’organisation, pas sa pratique. Il indique comment le groupe se présente, ce qui reste utile tant qu’on ne le confond pas avec un constat de terrain. Le registre ne corrige jamais un archétype déclaré, parce qu’il faudrait pour cela jouer avec le groupe, ce que ce site ne fait pas et ne fera pas.
Le statut de recrutement se lit avec la date à côté. Un recrutement annoncé ouvert au relevé du trimestre passé peut avoir été fermé depuis, et l’inverse arrive tout autant. Le croisement avec la date de vérification de vie règle la plupart des cas, puisqu’un recrutement ouvert sur une page sans activité depuis un an ne conduit nulle part.
À quelle fréquence tout cela est revérifié
L’effectif et le statut de recrutement sont revus tous les trois mois, parce que ce sont les deux données qui bougent le plus vite et celles sur lesquelles se décide une candidature. L’existence de l’organisation, son archétype, ses prérequis, ses spécialités et ses canaux officiels sont revus tous les six mois. Les règles posées par l’éditeur sont revérifiées à chaque évolution annoncée, et au minimum une fois par an.
Ces fréquences sont des engagements, pas des promesses de fraîcheur permanente. Une fiche dont le relevé remonte à cinq mois affiche cinq mois, elle n’est pas retirée et sa date n’est pas repoussée. Le lecteur voit l’âge de la donnée et décide ce qu’il en fait, ce qui vaut mieux qu’une fiche impeccable en apparence et invérifiable en pratique.
Le différentiel entre deux relevés produit une matière éditoriale à lui seul, celle des mouvements du paysage. Une organisation qui perd un tiers de son effectif entre deux trimestres, une fusion, une dissolution, un changement de nom sont des faits établis par deux relevés datés et non par une rumeur. Ils sont traités dans Mouvements d’orgas.
Ce que l’annuaire ne dit pas
Il ne dit pas si une organisation est agréable, bien encadrée ou compétente en vol de groupe. Ces jugements demandent d’en être membre, et ce site n’est membre d’aucune de celles qu’il recense. Cette non-appartenance est la condition de ce qu’il publie, pas une précaution de style, et elle a un prix, celui de renoncer au témoignage de l’intérieur.
Il ne classe pas non plus les organisations par qualité. Le tri par défaut se fait sur l’effectif relevé, qui est un fait constatable, et les outils permettent de trier sur d’autres critères tout aussi constatables. La hiérarchie entre deux groupes, elle, dépend entièrement de ce que vous cherchez, et le registre n’a aucune raison de la trancher à votre place.
Il ne publie enfin aucun contenu commercial portant sur une organisation qui y figure. Un registre dont les entrées peuvent être achetées cesse d’être un registre, et l’intérêt du site pour son lecteur disparaît avec cette règle. Elle s’applique sans exception, y compris à l’organisation qui a occupé ce nom de domaine jusqu’en 2026, traitée ici comme n’importe quelle autre entrée.
À lire ensuite
Quatre sujets prolongent ce dossier, publiés au fil des relevés dans les catégories du blog.
- Plus grosses orgas francophones, le classement daté.
- Orgas Star Citizen au Québec, en Belgique et en Suisse.
- Orgas francophones ouvertes aux débutants, la sélection.
- Journal des mouvements, orgas créées, fusionnées, dissoutes.
OUTIL LIÉ
Croisez les critères plutôt que de lire une liste.
QUESTIONS
Sur l’annuaire
Comment faire entrer une organisation à l’annuaire ?
En la signalant depuis la page de signalement, avec le lien vers sa page publique. Le signalement déclenche un relevé, il ne crée pas la fiche directement, et le relevé porte sa propre date.
Une organisation peut-elle demander le retrait de sa fiche ?
Elle peut demander la correction d’une donnée erronée, avec la source publique qui l’établit, et la correction est faite avec sa date. Le retrait d’une fiche exacte reviendrait à laisser un annuaire décrire le paysage à la place des faits relevés.
Pourquoi garder les organisations dissoutes ?
Parce qu’une organisation éteinte encore listée ailleurs continue de recevoir des candidatures qui n’aboutiront jamais. Sa fiche porte la date à laquelle la dissolution a été constatée, ce qui répond à la question que se pose celui qui l’a vue citée quelque part.
Les données viennent-elles d’une extraction automatique ?
Non. Le relevé est fait à la main sur les pages publiques, ce qui limite le rythme mais garantit que chaque donnée a été vue par quelqu’un au jour indiqué.
Journal de mise à jour
- — Ouverture du référentiel et publication de la méthode de relevé.